• L'histoire vue par les peintres 

     
    La bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745 (1828),d'Horace Vernet. ­Victoire française et fait d'armes le plus éclatant de la guerrede succession d'Autriche.

    La bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745 (1828),d'Horace Vernet. ­Victoire française et fait d'armes le plus éclatant de la guerrede succession d'Autriche. Crédits photo : www.bridgemanart.com/www.bridgemanart.com
     

    De la défaite de Vercingétorix jusqu'à la guerre de 1914, c'est tout un pan de notre histoire qui défile en couleur dans l'ouvrage de Fontanel et Wolfromm.

    En 1833, Louis-Philippe, le «roi-citoyen», décida de transformer le château de Versailles en «musée de l'histoire de France». Il s'agissait de représenter les événements majeurs qui avaient marqué le passé du pays depuis Vercingétorix. Il s'agissait aussi de les exalter. D'où la devise qui figure encore au fronton des deux pavillons de la cour de marbre: «À toutes les gloires de la France!».

    L'idée était astucieuse. Il s'agissait, depuis la Révolution, de réconcilier la nation avec son passé. Au fond, pour la première fois, un souverain caressait l'idée de donner à la nation un musée dédié à toute son histoire, avant comme après 1789. Si celle-ci avait été glorieuse, c'est parce qu'elle avait été au service d'une idée supérieure, transcendant les régimes politiques, l'idée nationale. Victor Hugo considérait que Louis-Philippe avait été un grand roi parce qu'il avait «fait un monument national d'un monument monarchique». Las! Comme souvent en France, cette idée ne survécut pas à la disparition de son promoteur et le musée de l'histoire de France céda rapidement le pas, dès la fin du XIXe siècle, au musée reconstitué de la cour des Bourbons. Seule la célèbre «galerie des batailles», édifiée en 1833, témoigne encore de l'ambition historique du roi-citoyen.

    Selon l'historien allemand ­Thomas Gaehtgens, il ne pouvait en aller autrement. Dans les fameux Lieux de mémoire, il écrit: « Ce n'était pas en faisant appel à la notion de grandeur nationale (…) que l'on pouvait régler les problèmes de la société ni neutraliser les dissensions sociales.» Certes, mais si le musée échoua dans son ambition politique immédiate, il ne contribua pas moins à forger pendant plus d'un siècle les mémoires nationales en raison du formidable legs de peinture qu'il laissa aux générations futures.

     

    Passé illustré

    Car le roi avait mobilisé tous les grands peintres de son temps. Quel peuple peut se targuer d'avoir eu autant d'événements de son passé représentés et incarnés? Versailles ne fut d'ailleurs pas le seul musée à produire ce type de peinture «historique».

     

    Quand les artistes peignaient l'histoire de France de Béatrice Fontanel et Daniel Wolfromm, Seuil.
    Quand les artistes peignaient l'histoire de France de Béatrice Fontanel et Daniel Wolfromm, Seuil.

    Profitant de cette formidable richesse picturale et de ce souci quasi névrotique du détail qu'avaient les peintres du XIXe siècle, deux écrivains, Béatrice Fontanel et Daniel Wolfromm, ont décidé de nous replonger dans ce passé illustré. De la défaite de Vercingétorix jusqu'à la guerre de 1914, c'est tout un pan de notre histoire qui défile en couleur. On se plaît à retrouver ce plaisir d'enfant, lorsqu'on feuilletait les planches illustrées des vieux dictionnaires. On est saisi par le tableau de Jean-Paul Laurens, ce maître de l'art pompier, illustrant l'excommunication de Robert le Pieux (qui figure au Musée d'Orsay), ou la mort de Marat, de Jean-Joseph Weerts; on frémit à l'assassinat du duc de Guise, de Paul Delaroche, et on s'enorgueillit à la séance du Jeu de paume, d'Auguste Couder, ou à la bataille de Fontenoy, d'Horace Vernet, qui ne saurait mieux illustrer la mythique «guerre en dentelles». Messieurs les Anglais, tirez les premiers!

    On retrouve aussi des événements plus récents, comme cette immense peinture du même Vernet, représentant sur vingt et un mètres de longueur, la prise de la smala d'Abd el-Kader, que le roi fit peindre vers 1843 pour fêter l'exploit du duc d'Aumale. Fontanel et Wolfromm n'ont pas été désireux de pousser fort loin la réflexion sur le lien entre la peinture et l'histoire. Peut-être peut-on emprunter au Siècle de 1837 cette remarque acide, où le journal dénonçait, à travers ces tableaux, un «enthousiasme de commande, des paroles vides, des prédictions fanfaronnes qui n'ont manqué ni aux fêtes de la révolution, ni aux solennités de l'Empire, ni aux anniversaires de la Restauration, et qui n'ont assuré à aucun de ces régimes une heure d'existence de plus». Certes. Pourtant, si les régimes passent, les peintures restent et elles forgent notre imaginaire. Pourquoi bouder ce petit plaisir?

    LIRE AUSSI :

    » Le déjeuner sur l'herbe de Manet décrypté

    » L'art abstrait encercle le Roi-Soleil

    » Une scène éphémère pour la Comédie-Française


    votre commentaire
  • "Philosophisme en Provence"

    C'est face a la Durance, près du village de Mirabeau, que le peintre Philosophiste Angelo Pierlo a installé son Atelier.Non loin de là, une chapelle abandonnée domine les collines.Près de celle que l'on appelle "la rivière capricieuse" le lieu est propice a la réflexion et au travail de la peinture.Pierlo y travaillera les grands formats des  series, "Les derives du pouvoir" et "Love Comedie".
     
     
     
     
     
    Angelo Pierlo, Mirabeau 2013

    votre commentaire
  • A voir et a revoir!

    Merci d etre monsieur Deleuze!

     


    votre commentaire
  • face 1

    Depuis plus de dix ans, de nombreuses personnes ont ouvert  leurs coeur et leurs maison a la peinture d' Angelo Pierlo.

    Beaucoup d'entre eux le collectionnent aujourd hui. Il est important de leurs rendre hommage.La derniere présentation Parisienne des pieces Viennoise du peintre, a eu lieu chez Mde Isabelle Achard, dans le dixieme arrondissement Parisien.

    Cette présentation rassemblée des toiles et dessins philosophistes peintes a Vienne (Autriche) au debut de l'année 2012.De nombreux collectioneurs etaient present, ainsi que les amis du peintre.Ce fut egallement la rencontre de Jean-Marc Musial, desormais present dans le mouvement Philosophiste.

    Angelo Pierlo Isabelle Achard

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    (ci-dessus,Angelo Pierlo et Isabelle Achard)

    Voici le message qu il leurs est a tous adressé:

    Quelques mots pour remercier toutes celles et ceux présent hier soir,Et vous étiez nombreux!

     Je sais que ceux qui n était pas présent,n' ont pu faire autrement.

     Toutes nos discutions, nos rencontres, nos partages , font partit des moments qui nous rappelle, ce que "exercer le métier d' artiste" veut dire.C' est un plaisir et un grand privilège,dont on ne se passe plus jamais.

    Encore une fois l'amitié, la paix et l esprit de découverte étaient hier soir les maitres mots de notre rencontre!

    Merci a toutes et a tous

     Un tres grand Merci a:

     Isabelle Achard,Et ses enfants

     Ainsi que:

    Eric, Armelle ,Corinne

     


    votre commentaire
  • Qui sont ces bustes dans la cour du Cloître ?

    Satura_Bustes_acteurs.jpgUne série de bustes fraîchement modelés surveille les acteurs qui apprennent les subtilités du théâtre à l'antique ! Les modèles ce sont eux. Ils se préparent depuis le mois de mai pour jouer dans Satura, un drôle de spectacle, mis en scène par Jean-Marc Musial et Virginie Di Ricci, qu'on pourra voir samedi 28 août aux arènes d'Arles.
    Passionnés par la romanité, âgés de 6 à 78 ans, ils sont tous bénévoles dans les associations Peplum ou Arelate, et ont fait le pari de monter sur scène après avoir défilé pendant des années en costumes romains. « Ils connaissent déjà tellement de choses et d'anecdotes sur cette époque que nous avons plaisir à faire avancer ce spectacle avec eux » explique Jean-Marc Musial.
    Des acteurs professionnels seront à leurs côtés le 28 août sur la scène en tréteaux dressée sur la piste des arènes. Ils vont nous donner un spectacle jamais vu, mélange de « vrai » théâtre à l'antique et de nouvelles technologies.

    Le spectacle Satura, Une journée à l'antique à la veille des jeux

    Nous sommes à Rome, un riche personnage (l'Editor) paye les jeux du lendemain : combats, mais aussi pièce de théâtre et processions. La veille, les gladiateurs se réunissent pour le (peut-être dernier) banquet. Tensions et querelles montent, il faut prendre des décisions de dernière minute. Un poète affamé commente avec humour quelques scènes pour le public d'aujourd'hui.
    Qui vit, qui meurt ? Qui rit, qui pleure ? C'est du théâtre, du spectacle, où tout est vrai, tout est faux !

    mosaique_theatre_romain.jpgChacun des comédiens a moulé son visage afin d'en obtenir à la fois un buste en statue et un masque d'acteur, ressemblant et parfaitement à ses mesures. Ils endosseront les rôles typiques et truculents du théâtre romain (magicien, philosophe, ogresse, etc..) comme Arlequin ou Pantalone dans la comedia dell'arte des siècles plus tard.
    En même temps, quatre caméras filment la scène en direct et nous en renvoient les détails sur un écran géant de 9 mètres sur 5, où seront projetées également des scènes tournées en extérieur. Il y aura peut-être deux écrans, le spectacle est en création, une énergie traverse la troupe qui se forme.

    Ce dont on est sûr : Quarante personnes seront sur scène. L'association ACTA, pour les gladiateurs, et Attelages du Pays d'Arles pour les chars romains, font partie intégrante du spectacle. Ils y apportent l'authenticité vivante, la garantie de la reconstitution des combats et des courses.

    Jean-Marc Musial filme et enregistre le spectacle en direct. Il devient le metteur en scène cadreur de son œuvre.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique